Jeunes, demandeurs d’emploi, handicapés, migrants… rencontrent des difficultés de mobilité. Ce ne sont pas les seuls! Les ménages automobilistes qui parcourent chaque jour de nombreux kilomètres entre leur domicile et le travail sont également vulnérables avec l’augmentation attendue du prix des carburants.
Les messages essentiels issus du séminaire sont les suivants :
- Les difficultés de mobilité sont un frein à l’accès à l’emploi. Une enquête réalisée, auprès d’allocataires du RMI, pointe bien le problème : à la question « de quoi auriez-vous le plus besoin pour pouvoir travailler ? », la réponse majoritaire est un moyen de transport (20 % des réponses) avant même une formation (16 %).
- Des dispositifs d’aides à la mobilité existent : offres en moyens de transport (prêt de mobylettes, de voiture…), aide à la préparation du permis de conduire… Ces outils portés le plus souvent par les acteurs du social fonctionnent mais peinent à passer de la petite à la plus grande échelle.
- À Rennes, comme dans d’autres agglomérations, les initiatives ne manquent pas. La Mission locale, La MEIF, le Conseil général ont mis en place avec Pôle emploi une « plateforme mobilité-emploi-insertion » pour aider les 1 500 à 2 500 jeunes pour qui la mobilité est un obstacle à l’emploi ou au maintien dans l’emploi.
- Au-delà de ces publics, l’augmentation attendue de la facture transport va fragiliser des ménages (ouvriers, employés…) fortement dépendants de la voiture. 20 % sont considérés comme potentiellement vulnérables car ils dépensent plus de 18 % de leurs revenus pour leur mobilité quotidienne.