Début 2006, les femmes sont moins nombreuses que les hommes parmi les actifs (42 %) mais leur taux d’activité a fortement progressé et ce, à tous les âges de la vie active. 68,2 % des femmes de 15 à 64 ans sont actives sur la zone d’emploi de Rennes. Parmi ces actives, 8,6 % déclarent être au chômage contre 6,9 % pour les hommes. Cet écart en faveur des hommes est en baisse tendancielle depuis 20 ans. Ce phénomène s’explique en partie par l’essor des emplois tertiaires, de la grande distribution ou des services à la personnes qui sont, avant tout, des emplois féminins. La croissance de ces emplois a été tellement exceptionnelle qu’elle a permis d’intégrer un nombre croissant de femmes entrées sur le marché du travail.
Cependant, cette montée de l’activité féminine s’accompagne d’une plus grande précarité pour l’emploi et d’inégalités avec les hommes. Dans la zone d’emploi de Rennes en 2006, 17 % des femmes salariées occupent un emploi précaire contre 13,8 % pour les hommes, chiffres stables par rapport à 1999. 4 emplois à temps partiel sur 5 sont occupés par des femmes, un tiers des femmes travaillent à temps partiel. Si ce temps partiel peut être choisi, dans plus du quart des cas, il est accepté faute de mieux. Les femmes occupent des postes moins qualifiées et sont souvent cantonnées à certains métiers, certains secteurs d’activités : commerce, services à la personne, santé... De plus, elles sont confrontées au « plafond de verre » c’est-à-dire que leur évolution professionnelle est plus limitée que celle des hommes.
Au niveau local, la géographie du chômage est très différenciée. Si le chômage des hommes est davantage concentré sur Rennes et les pôles secondaires du département, celui des femmes est plus diffus, plus rural. Les freins périphériques à l’emploi sont plus nombreux dans ces zones : distance aux pôles d’emploi qui nécessite l’achat d’un 2ème véhicule pour les familles, garde d’enfants dans des communes rurales ne possédant pas de structures d’accueil adaptées.