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La trajectoire métropolitaine rennaise des années 2000

Résumé

Tableau de bord n°8

Pour cette huitième édition, le tableau de bord économique rennais a mis en perspective la trajectoire des années 2000 de la métropole avec son évolution sur le long terme.

L'exode rural qui marquait les territoires bretons dans les années 1960-1970 s'est définitivement inversé. Aujourd’hui, quasiment toutes les communes d'Ille-et-Vilaine connaissent une croissance positive de leur population. Des communes rurales voient ainsi leur population rajeunir dans une France qui vieillit. C'est le résultat de l’installation de nombreux jeunes ménages travaillant dans l'agglomération. Généralement c'est l'offre d'emploi qui est le premier ressort de l'attractivité du territoire et dessine sa géographie démographique. De 2003 à 2008, la zone d'emploi de Rennes se classe à la 24ème place sur 348 zones d'emploi françaises, avec 1,7 % de croissance annuelle. Son dynamisme entraîne le département d'Ille-et-Vilaine dont le taux de croissance annuel des emplois s’établit à 1,3 %, le double de celui de la France.

Avec un secteur des services qui pèse entre 40 et 50 % de l'activité, les zones d’emploi de Rennes ou de Saint-Malo sont moins vulnérables à la crise que celles de Redon, de Fougères et de Vitré dont le secteur industriel représente entre 35 et 45 % des emplois salariés privés. Le potentiel fiscal des communes confirme le rôle de locomotive que jouent en Ille-et-Vilaine les principales concentrations urbaines de Rennes Métropole, de Vitré communauté, de Saint-Malo agglomération, de Redon et de Fougères communauté. Celles-ci ont, en effet, un potentiel fiscal largement supérieur à la moyenne départementale. En conclusion, l’Ille-et-Vilaine est un territoire équilibré qui bénéficie du dynamisme singulier de la métropole rennaise, génératrice de flux d'activités et de revenus.